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Publié par GOMEZ FELICIANO

Le retour du marteau.

J’avais remisé mon marteau, renoncé à enfoncer le clou plus loin, surtout qu’il commençait à s’enfoncer dans la boue nauséabonde des affaires (Karachi, fadettes, des amis mis en examens, des juges proches épinglés, le chef des renseignements mis en cause…) On ne peut taper sur un clou enfoncé dans la boue sans s’éclabousser un peu de cette saleté-là. Je m’étais résolu, la mort dans l’âme, à détourner le martellement de mes mots sur d’autres têtes. Je croyais, naïve espérance, que la bête, humiliée par ses échecs à répétition, finirait par découvrir l’humilité, la vraie, celle qui intelligemment nous renseigne sur nos limites, celle qui utilement nous pousse à explorer des horizons nouveaux en nous détournant de nous-même pour écouter les autres.

Mais voici que le Petit-Homme-Qui-Nous-Gouverne se remet à l’agitation. Voici qu’il, se met en tête de résoudre tous les problèmes qu’il a aggravé ou contribué à aggraver depuis bientôt dix années. Car nous ne devrons jamais oublier que c’est depuis 10ans que nous subissons l’activisme compulsif de cet homme qui ne sait rien entendre d’autre que ce qu’il dit lui-même et ceux qui disent la même chose que lui.


Même s'il s'agit de taper sur un clou rouillé.

Il promet à nouveau d’agir et de réformer jusqu’aux derniers jours de son quinquennat. C’est cette agitation nouvelle qui me fait décrocher à nouveau mon marteau, même si mon humeur est plus à la tronçonneuse.  L’expérience nous a appris que chaque promesse sarkoziste est une menace pour notre pays. Les promesses qu’il réalise sont une catastrophe. Celles qu’il se dépêche d’oublier ne tardent pas à être remplacées par de nouvelles. L’heure vient, et elle est déjà là, où une comptabilité rigoureuse de ses méfaits sera tenue.

Monsieur a réuni en ses salons la France syndicale en son ensemble. Entre un Ferrero Rocher et un thé, il a promis s’attaqué comme jamais au chômage. Il a annoncé quelques mesurettes et en promet d’autres pour la fin du mois. Et le peuple est prié de s’ébahir devant ce nouvel exploit du verbe créateur de notre tout puissant petit chef. Mais celui qui parle beaucoup court toujours le risque d’en dire trop. Sarkozy s’était déjà condamné. En voici la preuve.

 Fort heureusement, cet engagement de Sarkozy, il ne lui appartient pas de le tenir. C'est à nous de réaliser ses voeux. Pour une fois, et cette fois seulement, je vous exhorte à faire ce que Sarkozy vous demande. Sanctionnez-le!

Comme il était au commencement...

Au commencement était l’agitation. ET à la fin de ce règne agité où tout et n’importe quoi furent faits dans un sens puis dans l’autre puis encore dans l’autre, le résultat est la ruine de notre pays. Et voici que, cynique et sans gêne, il se met à s’agiter nouveau dans la poussière où se sont abîmées toutes ses promesses de lendemain qui chante. Plus que jamais convaincu de sa puissance divine il pense relever de leurs tombeaux le cadavre de nos espoirs. Mais cette agitation nous rappelle opportunément ce que le sarkozisme n’a jamais cessé d’être : enfumage et poudre aux yeux.  Un seul mot : Dégage !

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