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Publié par GOMEZ FELICIANO

Une rumeur court le Tout  Paris: Sarkozy serait président de la République

Comme si les ragots sur les coucheries de notre famille régnante pouvait nous intéresser d’une quelconque manière, voici que Blanche Neige et son nain du moment (elle en a connu d’autres), envahissent nos ondes pour nous instruire de l’insignifiance de tout ceci et de la gravité de leur responsabilité. Une gravité qui les a conduits tout de même à faire d’un « clapotis » un tsunami planétaire, d’un insignifiant un brouhaha médiatique, avec mélodrame « Rachida-datinesque »… Notre président est un comique de répétition et nous ririons de bon cœur s’il n’était chargé d’affaires importantes pour l’avenir de cette nation.

Oui, nous aurions voulu que Sarkozy-Président ne soit qu’une rumeur, un de ces bruits qui courent les tables averties des soirées parisiennes. Malheureusement, ceci n’est pas une rumeur mais une réalité. Cauchemardesque certes, mais une réalité néanmoins dont le poids commence à peser lourdement sur notre destin commun.

Au cœur de la rumeur une vérité

Claude Guéant n’est pas homme à parler à la légère. Ainsi s’accorde-t-on du moins à le décrire dans les milieux informés. L’éminence grise de notre monarchie républicaine est, semble-t-il, un homme à peser ses mots. Quel est donc le poids de ceux prononcés à l’adresse du Canard Enchaîné. Il avait déclaré au palmipède hebdomadaire que Mme Dati n’était plus la bienvenue à l’Elysée. Et nous avons tous entendu le lendemain de la bouche même de dame Bruni-Sarkozy que Dati était l’amie du couple présidentiel. Au Canard qui s’est inquiété de cette contradiction évidente, Guéant déclara que « la vérité d’hier n’est peut-être pas celle d’aujourd’hui ».

La presse a eu tort de ne pas accorder à ces mots l’importance qui leur est due. Nul, autant que Guéant n’aura jamais réussi à définir le sarkozisme avec autant de précision et de concision.

Ainsi à en croire la substance pensante et agissante de notre président, certains diront son âme damnée, le sarkozisme serait une succession de vérités provisoires et transitoires, ce qui revient au mieux à en caractériser la nature foncièrement  instable, au pire mensongère.

Ce qui nous a été jusqu’ici vendu comme un perpétuel mouvement n’est donc rien d’autre qu’une suite sans fin de contradictions, de vérités partielles, parcellaires, voire partiales, une ronde infernale où le mensonge d’un jour vient chasser celui de la veille et annonce celui du lendemain. Quand la vérité d’hier ne peut subsister aujourd’hui, quand la vérité d’aujourd’hui ne peut passer l’épreuve de la nuit qui mène au lendemain, alors le mot de vérité n’est plus qu’un haillon qui habille mal le mensonge.

M. Guéant, en dix mots mieux qu’en mille, nous apprend que le sarkozisme est une arnaque. Triste pays que le nôtre où le mensonge s’avoue et  s’absout au plus haut sommet de l’Etat sans jamais s’amender, sans jamais avoir à s’en expliquer.

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