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Publié par GOMEZ FELICIANO

 

Silence Sarkozy ne fête pas sonanniversaire

A l’Elysée ce 6 mai, trois bougies vacillaient sur un gâteau. Elles ont attendu désespérément le souffle de l’heureux du jour. Mais l’homme du mouvement perpétuel n’a plus de souffle. Et ses thuriféraires disent que ce n’est pas le souffle qui lui manque ; que c’est la hauteur et la discrétion qui s’imposent désormais.

Sarkozy croit que nous allons gober cela. Que le peuple médusé par cet accès soudain de discrétion et de feinte humilité va finir par croire que notre divin président a pris, enfin, la mesure de sa fonction.

Mais avertis par les nombreuses tromperies, affûtés par les grosses ficelles de la communication présidentielle nous avons désormais la prudence d’un Sioux et ne nous aventurons dans la forêt noire (c’est le gâteau où s’ennuyaient les bougies) de l’agitation présidentielle qu’en avançant sur la pointe des pieds pour ne plus être pris au piège des mensonges du bonimenteur du faubourg  Saint Honoré.


Et de trois! trois années de perdues!

Oui si le président ne veut pas fêter le troisième anniversaire de son accession au trône, c’est tout simplement parce qu’il ne le peut pas. Les années passent et la vérité prend de plus en plus les allures d’une évidence : Sarkozy n’est jamais devenu président. Sarkozy nous fait perdre beaucoup de temps.

 

La hauteur en s'enfonçant!

Tenez ! En ce 6 mai du troisième anniversaire de notre divin maître à l’Elysée, le contexte mondial et surtout européen d’une menace de nouvelle déflagration financière lui offrait l’occasion de s’astreindre à la hauteur qui lui manque tant. J’eusse espéré que notre Napoléon de Neuilly dans une adresse à la Nation signifiât au peuple apeuré que notre économie est bien tenue, que l’Europe ne laissera pas tomber la Grèce, que le Portugal et l’Espagne ne courraient aucun danger… En un mot, anniversaire ou pas, nous étions en droit d’entendre de notre président de la République qu’il nous expliquât que si le monde va mal, nous nous en doutons, il sait de quoi il souffre et que lui et ses pairs connaissent le remède pour le sortir de là.

Mais notre Président Très-Haut est bien au-dessus de ces subalternes préoccupations ! Notre bon président a réuni les préfets, les commissaires, les inspecteurs d’académie pour parler de violence scolaire, d’absentéisme et de suppression d’allocation familiale.

C’est ainsi que notre petit président prend de la hauteur. Il fallait qu’il soit bien bas, notre pauvre président pour que s’élever revienne pour lui à se mettre au rang de directeur de cabinet de Brice Hortefeux ou Luc Chatel.

 

 

Trois ans, pas de bilan et déjà en campagne!

A ce rythme il lui faudra bien plus que cinq ans pour atteindre le rang présidentiel auquel il aspire, paraît-il.

Et c’est ce qui est inquiétant. Sarkozy en ce troisième anniversaire est déjà en campagne pour rempiler en 2012. Et quand il est en campagne, c’est bien connu, ce n’est jamais vers les cimes qu’il aspire. Trois années que nous vivons sans président. Et les deux qui viennent s’annoncent encore pires. Oui ce président nous fait perdre beaucoup de temps. Et s’il ne veut pas compter les années qui passent, nous,  ce sont les jours, les semaines et les mois que nous égrenons péniblement, avec la ferme espérance de sortir un jour ce long cauchemar.

Pu….rée ! Encore deux longues années !

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