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Publié par GOMEZ FELICIANO

Oui, cela fait longtemps que le poids de mon marteau ne s’est pas abattu sur la tête de clou de notre bien aimé président de la République. Beaucoup trop longtemps selon certains lecteurs assidus de ce blog. Je dois reconnaître que quelques obligations nouvelles et impérieuses m’ont tenu éloigné de mon clavier ces dernières semaines.

Je dois aussi avouer m’être posé des questions après ma rencontre avec une certaine asniéroise. Un soir de réunion publique elle s’est dirigée vers moi les pas décidés, mais le sourire aux néanmoins pour me dire « en face qu’[elle] trouvait à la limite de la correction» mes écrits sur le président de la République.

Non pas que je me sois longtemps interrogé sur la correction ou non de mes propos. Le politiquement correct n’est pas de ma nature et la vérité n’a pas d’autre langue que celle de la verdeur. Mais ce qui m’a interrogé, c’est le décalage que j’ai observé entre cette dame et celui dont elle est se faisait l’avocate. Sa courtoisie, sa simplicité, sa grande éducation, tout en elle contrastait avec son protégé du moment qui lui possède si peu ces mêmes qualités. Moi qui tient notre président de la République pour un homme grossier et de peu d’éducation (il en a donné maintes illustrations depuis qu’il fait de la politique), je ne vois pas ce qui peut le rendre estimable aux yeux d’une dame de bonne famille, sans doute, dans le cœur de qui la correction doit tenir lieu du minimum quand on prétend à la vie publique. N’est-ce d‘ailleurs pas ce qu’elle me reprochait ?

Je ne dénonce pas le sarkozisme pour blesser des personnes comme mon interlocutrice de ce soir-là. Nous ne partageons pas les mêmes idées. Mais le respect que m’inspire cette femme est à mille lieues de l’insignifiance à laquelle je résume le sarkozisme.

Comment continuer à dénoncer Sarkozy et ses entourloupes, Sarkozy et ses mensonges, Sarkozy et ses arnaques, sans pour autant blesser ceux qui malgré tout continuent de lui faire charité de leur confiance ?

Impossible ! Sarkozy parle et agit en clivant, en dressant les Français les uns  contre les autres, en exacerbant les susceptibilités, en faisant  appel à l’affect et parfois aux bas instincts. Dans ces conditions, il est difficile de discuter avec le sarkozisme sans blesser les uns, décevoir quelques autres, et exalter d'autres encore… Et si mon antisarkozisme primaire (je le revendique car le sarkozisme est une pensée primaire) emprunte souvent le ton de l’ironie, de l’humour et du sarcasme, c’est bien le seul moyen, via le second degré, de s’élever quelque peu pour ne point être scotché au plancher des vaches où s’étale la mélasse qui tient lieu de pensée à notre guide éclairé.

Longue vie à mon marteau. Puisse-t-il venir à bout de ce clou rouillé qui prétend présider à notre destinée!

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