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Publié par GOMEZ FELICIANO

Le conseil municipal de ce 24 novembre nous a permis une nouvelle fois de goûter au sublime numéro des duettistes de la maison Aeschlimann. La gravité du point crucial de l’ordre du jour (voir l’article sur la dette) ne se prêtait pourtant guère à cette démonstration de théâtre de boulevard dont le couple est coutumier. Comme le disait si justement mon ami Serge Danlos, tout devait les conduire à faire profil bas. Mais c’est encore trop demander à des consciences en plein refoulement à force de négation de la réalité. Heureusement que le déni de réalité ne relève pas de la psychiatrie. Le maire aurait pu prendre hier un arrêté d’internement d’office. Il y avait de quoi, je vous l’assure ! Récit d’une soirée surréaliste.

 

Manuel qui fait de l'humour

Après la présentation de leur audit, les experts du cabinet Finance Active s’apprêtaient à partir quand plusieurs élus demandaient déjà la parole. Humour de M. Aeschlimann : ce sont des Lucky Luke qui tirent plus vite que leur ombre. Ça ne vous fait pas rire ? C’est normal. Surtout que dans le rôle des Dalton, monsieur ne va pas tarder à se tailler lui-même un costard d’Averell laissant sa femme jouer à la perfection une Ma Dalton plus vraie que l’originale. Je ne reviens pas sur l’intervention de cette dernière. Les propos dont la logique m’échappe encore m’interdit toute possibilité de vous en faire le résumé. Revenons à la bafouille de monsieur pour en sortir quelques énormités.

 

Manuel qui fait de l'esprit.

Il accuse la majorité de faire de la finance fiction.

Monsieur voit de la fiction là où nous nous efforçons de nous projeter vers l’avenir. Monsieur nous accuse de faire du virtuel là où nous nous efforçons de prévoir un avenir rendu incertain par sa gestion hasardeuse des finances de la ville. N’est-ce pas la nature même des produits structurés que de vous confondre en conjecture tant l’imprévisibilité de leur évolution est grande ? Monsieur se plaint de trop de conditionnel là-même où l’avenir de nos finances est dangereusement  à des hypothèses d’évolution de taux de change dont la maîtrise nous échappe absolument ! Le conditionnel n’est-il pas le mode propre aux hypothèses ? Hypothèses auxquelles nous sommes obligés si nous voulons encore nous donner quelque vision de notre avenir !

La fiction, la vraie, c’est l’illusion dont on nous berçait naguère en nous chantant des taux d’imposition les plus bas et des finances qui pètent la forme ! Fiction ? Prestidigitation !

 

Manuel qui fait de la magie

La dette qui rapporte. Carrément daltonesque.

Oui vous avez bien lu. Hier j’ai appris qu’il y a de la dette qui rapporte de l’argent. Plus que de la prestidigitation, c’est de la magie noire. Il faut qu’il m’explique comment il fait. Mais j’oubliais que nous avions affaire à un des Dalton. Chez eux la dette rapporte forcément puisqu’ils appellent ça un braquage. Sauf qu’ici derrière le guichet de banque il y avait les asniérois.

 

Manuel qui fait l'innocent

Ils manquaient d’informations.

Oui. Visionnez l’intervention sur le site de la ville. Ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient. « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » comme dirait Jésus en croix. Trop facile. Les crucifiés ici, ce sont les asniérois. Par sûr qu’ils pardonnent à si bon compte.

 

Manuel qui ne fait plus de l'humour

Et c’est à moi que monsieur s’en est pris dans un moment d’égarement où il a pu donner toute la mesure de sa goujaterie. C’est dire s’il était peu à son aise en cette affaire. « Quand vous aurez compris quelque chose, me dit-il à quelques mots près, vous pourrez parler. » Qu’ai-je fait pour mériter une telle vomissure ? Je me suis réjoui ostensiblement quand monsieur à admis n’être pas un défenseur absolu des emprunts toxiques. Le maire venait de lui démontrer qu’il était avec son épouse quasiment les seuls en France à continuer de dire du bien de ces poisons. Et moi, comme le berger de la parabole, j’étais parti pour entonner le Te Deum pour la brebis égarée qui revenait au bercail. Un peu trop vite. Oui M. Aeschlimann avec une morgue que je ne lui connaissais pas m’a insulté publiquement. Il a mis en cause ma capacité à comprendre les chiffres et les enjeux qui vont avec. Un mépris qui traduit bien plus le désarroi d’une conscience aux abois qu’il ne m’atteint.

 

Manuel qui est secouru par le maire

Dans ce long débat autour de la structure de notre dette, reconnaissons au maire d’avoir su garder la hauteur nécessaire, une grandeur d’âme qui lui fera même affirmer qu’il n’était ici question que de la dette de la ville et qu’il ne voulait en rien accabler l’opposition de toutes les turpitudes de la terre. Il a raison Sébastien Piétrasanta. Il y a une ou deux turpitudes qui leur ont échappé. Ils auraient pu embaucher Kerviel à la mairie et confier nos finances à Madoff !

 

Rantanplan mord ! Même pas mal

Dans cette histoire de Lucky Luke et de Dalton, il ne faut pas que j’oublie Rantanplan. Vous savez le chien qui marmonne tout le temps dans son coin. Il a fait entendre une fois de plus sa différence. Il assure cette fois que nous majorité, connaissions parfaitement la situation. Référez-vous amis au tout premier conseil municipal, celui de l’investiture. Ecoutez ce que disait le monsieur. Lui qui était dans la majorité, lui qui était adjoint au maire, déclarait ne rien savoir. Et nous, opposition, nous saurions ?!?

 

Epilogue

Si ce n’est pas encore le Far West, il y en a un paquet dans l’opposition qui sont complètement à l’ouest !

 

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