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Publié par GOMEZ FELICIANO

martine-aubryJe me suis engagé à soutenir la candidature de Martine Aubry dans la primaire socialiste. Ce choix tient à la conception que j'ai de la politique, au renouvellement que j'attends de la vie politique française et à la personnalité de Martine Aubry dont les qualités sont en adéquation avec ce que la République peut espérer aujourd'hui de sa présidence.

Ceux que ce choix ne manquerait pas d'étonner en trouveront ici quelques explications.

  

Les exigences du devoir.

Il y a ceux qui se regardent le matin dans leur miroir et lisent dans une auréole imaginaire les lettres d'or qui décriraient les contours de leur grand destin. Pour accomplir ce rêve obsessionnel, ils n'auront craint ni trahison, ni abandon, ni reniement, ni désertion... Un homme de ce genre dirige aujourd'hui le pays, après avoir succédé à un autre qui, quoique d'un autre genre, était de la même espèce : nul n'ignore les dégâts qu'auront occasionné les présidences de Chirac et de son clone nerveux et hyperactif. La soif impérieuse et irrépressible du pouvoir peut s'abîmer dans l'affaissement moral, parce que le moi égotique n'a jamais su se défaire du culte de lui-même pour servir les aspirations collectives de transformation économique, culturelle et sociale.

Il est temps de mettre fin à cette dérive inexorable de la quête du pouvoir.

Aubry est de ceux et celles qui se tiennent à la disposition des choses, des situations et des hommes, ceux et celles qui ne rêvent de rien pour eux, prêts à se faire violence pour répondre présent aux exigences du temps. Elle ne rêve pas de devenir présidente. Elle se fait le de voir de servir le rêve collectif d'un peuple, elle rêve simplement du meilleur pour la France, d'une meilleure France.



Les exigences de l'éthique.

Aubry MartineLa France d'aujourd'hui a autant besoin d'un redressement économique et social que d'un relèvement culturel et d'un réarmement moral.

Je sais que dans les milieux de pouvoir la seule valeur vénérée est celle de la volonté toute puissante, parce que vouloir c'est pouvoir, parce que volonté et volonté de puissance vont si bien ensemble. Mais combien de règles bafouées, quel prix payé au cynisme, combien de mensonges masqués par la puissance de cette volonté, combien de vilenies commises au nom de cette seule volonté.

Oui dans le milieu politique, le pouvoir va au vouloir le plus puissant, quelle que soit l'obscurité des forces mises au service de ce vouloir.

Il est temps de changer cela, de ne plus confier le pouvoir à ceux qui le veulent le plus et à tout prix, tels des enfants capricieux, tapant des pieds et geignant à grands cris devant la vitrine du jouet convoité. On sait ce qu'ils en font dès qu'ils le tiennent en main. Ils le cassent. Comme tous les enfants.

Le pouvoir n'accomplit pas une existence. Le pouvoir est un outil, souvent dangereux, à ne mettre que dans les mains de ceux qui comptent s'en servir pour servir le destin collectif. Pas de ceux qui pensent que c'est là l'accomplissement de leur destin.

Aubry est une femme de vérité, y compris jusque dans ses fragilités, ses failles. Elle saura faire usage du pouvoir pour le bien commun, à l'abri des clans et des intérêts catégoriels. Elle ne veut pas s'accomplir par le pouvoir mais contribuer à accomplir une partie du destin de notre pays.

Il est temps de promouvoir une autre éthique du pouvoir.



Les exigences du travail

Pour remédier aux maux du pays il faut en finir avec les solutions approximatives, hasardeuses, hâtives, contradictoires et souvent aggravantes pour les difficultés qu'il traverse.

Martine Aubry a fait montre d'un grand sens des responsabilités à la tête du parti socialiste, pour pacifier ce qui était devenu un panier à crabes. Elle a fait de la rue Solférino une ruche où l'on travaille chacun à son poste pour le service de la France. Avec bonheur, elle nous a sortis des consensus mous et des synthèses artificielles ; depuis trois ans, la direction du parti n'a pas abîmé ses énergies dans des calculs politiciens où les tambouilles tacticiennes font office de projection stratégique, où la ruse et les coups tordus épuisent l'intelligence et parfois la remplacent.

Avec Aubry le PS s'est remis au travail et cela s'est vu. Le PS a refait des propositions et cela s'est entendu. Pour un parti qui, il y a si peu, ne pouvait même pas s'opposer efficacement à Chirac, Raffarin et de Villepin, trouver les chemins d'une oppostion crédible et audible en face de la toute puissance sarkoziste n'était pas un moindre défi. Aubry l'a relevé en redonnant essence et existence aux socialistes aux côtés des Français en quête d'espérances nouvelles. C'est là le fruit d'un travail acharné mais patient, méthodique et persévérant malgré l'adversité et les doutes. Ces qualités nous seront utiles pour relever la France.



Les exigences du talent

AubryNous ne présumons pas des capacités réelles de Martine Aubry à gouverner. Nous les connaissons. Elle seule parmi nos candidats à la candidature peut se prévaloir d'une solide expérience gouvernementale au plus haut niveau. Une expérience couronnée du succès que l'on sait. Nous savons aussi qu'elle est capable de grands sacrifices pour mener jusqu'au bout les mesures qu'elle juge utiles. N'a-t-elle pas choisi Lille au détriment d'un ministère en vue quand bien d'autres feraient le contraire ?

À Lille comme au PS, elle n'a pas craint de faire travailler tous ceux qui le souhaitaient, sans ostracisme, et cela sans contrecarrer les calculs personnels de ceux qui ne s'en allaient que pour mieux construire leur destin individuel.

Le talent, c'est de ne pas s'être servi de sa mission à la tête du parti pour annihiler les autres.

Le talent, c'est de garantir l'épanouissement des ambitions au sein du parti sans nuire au parti.

Le talent, c'est d'avoir mis le parti en dialogue constructif avec l'ensemble de la société française.

Le talent, c'est d'être au service de tous sans jamais se servir de personne.



Voici venue l'heure du choix

Au parti socialiste, les sympathies et affinités, les affiliations de courant, les assujettissements et inféodations à des fins carriéristes, les calculs intéressés, les sondages favorables et les ralliements de circonstance, tout cela peut parfois prendre le pas sur des choix raisonnés en faveur de projets passionnants et exaltants.

Cette fois, c'est à la France entière que le PS s'ouvre pour investir le candidat à même de proposer une alternative au pays en mettant fin au sarkozisme. C'est pourquoi je crois aux chances de Martine Aubry, parce que je sais les Français capables, à ce moment précis de notre histoire, de choisir celle dont nous avons besoin pour sortir le pays de l'ornière.



Je n'ai pas choisi Aubry au titre de quelque courant que ce soit. Je ne le fais pas en fonction de quelque positionnement au sein du parti.

Je crains que celle qui a fait alliance avec le MoDem à Lille ne soit présentée comme la femme d'un clan pour mieux la restreindre à sa fonction de première secrétaire.

Ceux qui soutiendront la candidature de la première secrétaire en prétextant qu'elle est plus à gauche que les autres, ne lui rendront pas service.

Ceux qui soutiendront cette candidature en fonction d'un courant déterminé, lui nuiront.

C'est le peuple entier de gauche et de progrès, tous ceux qui aspirent à une nouvelle éthique politique, que nous appelons à nous rejoindre dans l'offre politique que le PS fait en la personne de Mme Aubry. C'est à tous les Français que la candidature Aubry s'adresse. Elle est la seule capable de rassembler la gauche entière et tout le peuple du progrès et du changement véritable au-delà du parti socialiste.

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Lambert ADANHOUNME 23/12/2011 22:35


Il ne s'agit  pas d'un commentaire mais je voudrais simplement retrouver les contacts de mon professeur. Merci


Lambert ADANHOUNME

jacques.fayau@gmail.com 14/10/2011 23:30



BOHBOT ? Il se dit l’inspirateur du PS national et de PIETRASANTA ! faites lui suivre vos doléances,remarques,critiques …