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Publié par GOMEZ FELICIANO

Aujourd'hui ce n'est pas moi qui tappe sur sarkozy.

Apparemment il  y arrive tout seul sans mon concours. C'est la leçon du jour.

Je l’avais découvert calme sur le plateau de TF1, juste avant de zapper. Trop calme. Il m'a paru perdu, égaré sur ce plateau, terne, consternant même. Il me faisait presque pitié. Méconnaissable et carrément insignifiant en face de Laurence Ferrari, débitant quasi mécaniquement des propos dont j’avais du mal à saisir le sens. Je me suis levé en pensant qu’il a dû forcer sur les cachets de Lexomil.

J’espère simplement qu’il a refait son stock depuis. Car avec le coup de massue que vient de lui administrer la justice dans l’affaire Clearstream, il va lui en falloir des paquets de Lexomil pour passer la nuit.

 

Une défaite, encore une !

Car si de Villepin n’est pas coupable, sentence prononcée par le président lui-même depuis l’étranger, si les juges ne trouvent rien à reprocher au grand argenté, alors cela vaut carrément condamnation pour le petit brun nerveux.

 Il l’a voulu ce procès Sarkozy. Il a dépêché son avocat défendre son intérêt. On sait avec quelle hargne Herzog, le défenseur de la cause de notre Lider Minimo, s’est acharné sur de Villepin pour en faire le cerveau d’un complot d’Etat destiné à contrarier le radieux avenir de notre fils du soleil. Ce verdict est assurément une défaite personnelle du président qui s’est compromis dans une sordide instrumentalisation de la justice à des fins de vengeance personnelle. Un procès en correctionnel où l’on envoya plaider le plus haut magistrat de Paris pour en garantir  l’issue selon le scénario écrit dans les alcôves de l’Elysée.

La justice se rebiffe et préfère dire le droit comme il est de son devoir. Et voici notre grand homme une fois de plus ramener à sa légitime dimension. A lui qui a oublié la grandeur à laquelle l’appelle sa fonction, la justice vient de rappeler la dignité qu’il sied aux institutions de la République. Si Sarko rechigne à être grand, la justice, elle, a refusé de s’abaisser à la hauteur de sa bassesse.

 

Pas encore une victoire pour République

La justice a dit le droit. La vérité est peut-être ailleurs. Et le panache blanc de de Villepin ne m’impressionne pas plus que les tics et les tocs sarkoziens. La pratique politicienne qui a prévalu sous Galouzeau, du temps où il régnait en maître de l’Elysée aux côtés de Chirac, n’a rien de particulièrement glorieux. Et qu’il se pare aujourd’hui de toutes les vertus de la République après avoir servilement collaboré à ce qui était jusqu’à ces temps derniers le règne le plus moralement abject de la 5ème République, cela me fait doucement sourire. Pour que Galouzeau de Villepin, sombre Mazarin des turpitudes chiraquiennes se pose aujourd’hui devant le peuple en redresseur quasiment crédible de la République, voilà qui en dit long sur les profondeurs où le sarkozisme nous a entraînés à notre corps défendant. Oui, le sarkozisme est ainsi : tout paraît grand face à Sarkozy, même de Villepin.

 

Et maintenant que va-t-il faire de son croc de boucher, l’omniprésident ? Se curer les dents avec ? Pourvu que notre Capitaine Crochet, endormi par ses Lexomil, ne s’oublie pas au point de se torcher avec sa main de fer !

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