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Publié par GOMEZ FELICIANO

Avec votre permission je voudrais revenir sur la question de la sécurité publique puisqu’il en a été question au dernier conseil municipal.

Une volonté de faire de la sécurité un souci partagé

La majorité soumettait un vœu à l’assemblée communale réclamant plus d’effectif de police nationale, le remplacement du commissaire adjoint et du commandant de police, tous deux récemment mutés, et une Unité Territoriale de Quartier (UTEQ)  pour les quartiers limitrophes de Gennevilliers (Luth), Colombes (Fossé Jean) et Asnières (Nord). Une population qui avoisine les 40 mille habitants pour ces trois quartiers et qui est soumise de temps en temps aux humeurs de bandes qui s’affrontent pour un oui ou pour un non. Le phénomène n’est pas en extension. Mais les élus ont compris que c’est maintenant qu’il faut agir avant que la situation ne s’empire. La majorité municipale a rappelé dans ce vœu l’ensemble des efforts par elle consentis pour contenir le phénomène. Ce vœu avait tout pour être consensuel.

La volonté de l'opposition d'en faire une affaire politicienne

C’est compter sans l’inconséquence de l’opposition en général et le cynisme de M. Aeschlimann en particulier, qui, une fois de plus a prouvé que pour lui la ruse tient lieu d’intelligence et que l’entourloupe  et la manœuvre politicienne valent mieux que le souci réel des difficultés des populations. Voici le récit des faits et la démonstration de l’imposture aeschlimannienne.

La conseillère générale du canton nord oublie ses électeurs au profit de ses bienfaiteurs

Il y eut deux interventions de l’opposition. Celle de Mme Chavinier d’abord. Elle nous dit en gros que nous n’avons pas à donner d’ordre au gouvernement, qu’il n’appartient à une municipalité de dire au président de la République ce qu’il a à faire. Drôle de conception de la démocratie. Avec Mme Chavinier au moins les choses sont claires. Depuis que le petit Sarkozy a pris les rennes du département, son slogan c’est : « touche pas à mon Sarkozy ». Tout ce que fait Sarkozy Nicolas est bien et ce qu’il ne fait pas aussi. Comme cela, madame reste dans les bonnes grâces du petit Jean en espérant attirer l’attention du  père. Pathétique. Les Asniérois du canton Nord, dont elle est conseillère générale, souffrent et elle ne pense qu’à soigner ses arrières.

Les contorsions jésuitiques de M. Aeschlimann pour se défiler

L’intervention de M. Aeschlimann ensuite n’a rien à voir avec la défense aveugle du sarkozisme sécuri-déficient de sa collègue d’opposition. L’avocat est beaucoup plus subtil. Il commence par nous dire que lui il voterait bien le vœu si nous enlevions tout ce qui concerne les efforts que nous attribuons à notre majorité. Le maire a accepté d’enlever du vœu la longue liste des actions entreprises avec sa mandature pour que l’opposition puisse le voter. Mais rien n’y fait. Il restait une derrière phrase qu’il fallait à tout prix enlever puisque cette phrase souligne globalement l’effort fait par la commune. Mais pour notre député ces efforts n’existent tout simplement pas. Mauvaise foi ? Certes. Mais il y a bien plus. Et c’est là la ruse. Se montrer soucieux de la sécurité des asniérois et rendre la majorité municipale responsable du fait que nous n’ayons pas trouvé un compromis acceptable par tous.

Les vraies raisons du refus de voter le texte

Mais voici la preuve de l’imposture, la démonstration que M. Aeschlimann n’a aucun souci de la sécurité des asniérois surtout ceux des Hauts d’Asnières. Bien au contraire. Il s’arrangerait bien d’un peu plus de difficulté pour les habitants.

Monsieur n’a jamais voulu voter ce vœu. Il ne le pouvait tout simplement pas le voter s’il lui reste un peu de logique et de la suite dans les idées. Car le député ne peut pas voter la baisse des effectifs de la police nationale à l’assemblée et le conseiller municipal réclamer la hausse des effectifs dans sa commune.

Le député ne peut pas louer l’action du gouvernement en matière de sécurité à l’assemblée et s’associer à un vœu municipal qui semble dire le contraire. Jugez-en vous-mêmes en cliquant sur ce lien : http://www.nosdeputes.fr/seance/500#table_5921

le double jeu d'un calculateur

Mais le pire reste à découvrir. Car c’est à ses manœuvres que l’on découvre à quel point M. Aeschlimann à l’esprit tordu. Dans une autre intervention à l’assemblée, datée du 30 juin dernier, il conditionnait carrément l’action du gouvernement dans les localités aux efforts faits par les élus locaux : « ne serait-il pas souhaitable d'établir un véritable cahier des charges de la sécurité, destiné à mettre toutes les communes devant leurs responsabilités, et leur octroyer aide et soutien lorsqu'elles mêmes font un effort suffisant ? Cela pourrait contraindre les moins motivées d'entre elles, et rendre enfin vertueuses des villes qui ne le sont pas. » Voilà ce qu’on a pu lire dans une question posée par M. Aeschlimann à M. Marleix, secrétaire d’Etat aux collectivités.

La philosophie sécuritaire de notre ancien édile est simple : la responsabilité régalienne de l’Etat en matière de sécurité est subordonnée aux efforts consentis par les communes. Et comme monsieur ne fait rien au hasard, il a pris le soin de fustiger plus haut dans sa logorrhée le manque d’effort des communes dont il est le député : « la circonscription dont je suis l'élu est composée de la ville d'Asnières et du canton sud de Colombes. Ces deux villes ont connu un changement de majorité lors des dernières élections municipales : elles ont, on s'en souvient, basculé à gauche. Aujourd'hui, l'une et l'autre souffrent de graves problèmes d'insécurité, avec de fortes hausses de la délinquance. Pourtant, en dépit des discours électoralistes, ces deux villes ont fait le choix de réduire considérablement les moyens municipaux de lutte contre la délinquance. »

N’est-il pas légitime d’affirmer que ce que Manuel Aeschlimann réclamait au gouvernement c’est la diminution des moyens au détriment de sa circonscription ? Puisque l’Etat devrait donner plus de moyen à ceux qui font d’effort, étant entendu que ni Asnières ni Colombes ne font d’effort, la conclusion ne s’impose-t-elle pas d’elle-même ? Comment croire alors à la sincérité de Aeschlimann Manuel quand il prétend quelques mois plus tard vouloir voter un vœu demandant l’augmentation des moyens pour notre commune ?

Mensonge éhonté dont la preuve est dans sa question : « Pourtant, l'une et l'autre mairies ne cessent de réclamer à l'État des moyens accrus en matière de sécurité, manière ô combien facile de faire porter le chapeau des hausses récentes de faits constatés à votre gouvernement ! Nous savons tous les efforts fournis par le chef de l'État et par M. le ministre de l'intérieur, afin de lutter contre les voyous de tout poil. » En d’autre terme, au mois de juin dernier M. Aeschlimann affirmait que pour ce qui est de sa circonscription, l’Etat en fait déjà trop. Croyez-vous encore que Aeschlimann ait jamais eu l’intention de voter ce qu’il appelle lui-même une manière ô combien facile de faire porter le chapeau de l’insécurité au gouvernement ? Si vous voulez la totalité de l’intervention, c’est ici.


Ne soyons pas dupes. A Asnières il y a ceux qui sont décidés à lutter pour la tranquillité de leur commune et ceux qui œuvrent dans l’ombre du mandat qu’ils ont reçu du peuple pour que le désordre ne soit pas résorbé afin qu’ils puissent en profiter cyniquement. Les premiers usent de leurs maigres ressources pour palier à la défection de l’Etat et à l’abandon des territoires. Les seconds travaillent à la raréfaction des moyens de l’Etat pour mieux vendre aux populations martyrisées par leurs manœuvres politiciennes, l’impuissance orchestrée des élus locaux dont ils espèrent récupérer la place. C’est abject. C’est à vomir !

Monsieur le député ne peut pas continuer à jouer au Dr Jekyll et Mister Hyde avec la sécurité des Asniérois.

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