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Publié par GOMEZ FELICIANO

Le conseil municipal du 10 février

Le conseil municipal de cette semaine a tenu toutes ses promesses : la nullité y a brillé de mille feux. Au moment où il est question d'adopter le plan d'action pour une ville écoresponsable, nous avons parlé sécurité. A moment où il s'est agit de débattre des orientations budgétaires, nous avons parlé sécurité. Je demande pardon aux Asniérois pour voir été figurant malgré moi dans ce mauvais film.

Dans toutes les assemblées du monde, les temps de parole sont réglementées. Dans toutes les réunions du monde, en tout cas celles dont on attend quelque chose, la parole se limite au sujet traité. Rien de tel à Asnières. La digression y est un art pratiqué avec application par certains tandis que d'autres en ont fait le ring de leurs règlements de compte mesquins. Puissent les Asniérois nous pardonner ?

Ce doit être pour l'amour du micro. La première tirade d'une certaine élue aura duré plus de 30mn. Il va falloir qu'un jour quelqu'un m'éclaire sur ce mystère qui consiste à parler longtemps quand on n'a pas grand chose à dire. Si Dieu ne tient pas rigueur à notre bourreau de cette torture qui nous est infligée à chaque CM,  j'espère qu'il saura au moins nous le compter comme pénitence en rémission de nos péchés.

Fait marquant : M. Aeschliman nous a entretenus sur la dignité d'un Conseil Municipal. Défense de rire.

 

Les cantonales s'emballent

Surveillons nos panneaux d'affichages et nos boîtes aux lettres. De nouveaux candidats vont entrer dans la danse des cantonales. En principe ce devrait être pour élever le débat dans cette dernière ligne droite. Mais nous sommes à Asnières. Vous serez un certain nombre à avoir du mal à savoir qui est qui, qui fait quoi, qui est avec qui, qui est contre qui, qui sera avec qui, qui a été avec qui... Pour compliquer les choses simple avec des positionnements simplistes, Asnières ne manque malheureuseement de politiciens talentueux !

 

Sarko bouge encore

Pendant ce temps, le locataire de l'Elysée se foutait de la France entière jeudi soir sur TF1. Le Conseil Municipal aura au moins servi à cela : me tenir hors de portée de cette autre torture. Ne nous y attardons pas. Ne jamais s'attarder sur le pas grand chose. Une nouveauté tout de même dans cette soupe tiédasse obséquieusement servie par Pernault au sommet de son art : le multiculturalisme serait un échec. Et moi qui ignorait que notre président s'y connaissait en culture ! Le voilà qui se mêle de multiculturalisme !

A la sortie de ce One Sarko Show grotesque, on sait au moins ce qui sera le thème de la prochaine campagne sarkoziste. Je vous le donne en mille : la sécurité, vous avez deviné. Vous savez maintenant pourquoi il n'est pas question pour le pouvoir en place de résoudre la question de l'insécurité. Imaginons, rêvons que Sarko ait réussi à juguler l'insécurité. De quoi parlerait-il lors de la prochaine campagne ? Pourquoi se priverait-il de son fond de commerce ? L'insécurité, c'est nous qui la vivons et c'est lui qui en vit.

 

L'UMPire

Après la pitoyable prestation du président de la République, l'UMP a embrayé dans la droite ligne de la bêtise sur laquelle elle semble avoir mis une option. Pour preuve sa campagne d'affchage actuelle contre le parti socialiste. Celui-ci n'aurait pas d'idée, mais plein de candidats. Qu'il y ait beaucoup de présidentiables au PS, c'est un fait. Que tous ne soient pas à la hauteur de la fonction qu'ils ambitionnent, cest une évidence. Après tout, qui pourrait être pire que Sarkozy ? N'est-ce pas le fait que Srako soit président qui accrédite chez le tout-venant l'idée que n'importe qui pourrait présider la République ?

A l'UMP, ils n'ont rien sinon les mêmes idées et le même candidat. Celui-ci et celles-là ont déjà conduit le pays dans la pire des impasses sociales et économiques. Mas ils n'ont pas mieux à offrir. C'est un fait constant en politique : quand on est pris en défaut de talent, on décrit les qualités de l'adversaire comme autant de défauts. Ainsi, au lieu d'avouer qu'ils ne comprennent rien au monde qui vient, qu'ils n'ont aucune arme pour y faire face et qu'ils n'entendent rien aux solutions proposées par ceux d'en face, les sarkozistes préfèrent dire que le PS n'a pas d'idée. Au lieu de reconnaître qu'ils devront supporter le président actuel comme un boulet, ils préféreront décrire l'abondance de candidatures en face comme une tare. On a les consolations que l'on peut.

 

Assignés à résidence

Surtout quand les ministres sont désormais assignés à résidence pour leurs vacances. Après le catastrophique épisode aérien qui a secoué le gouvernement Red Bull (ça leur donne donne des ailes), le chef a sorti l'une de ces armes démagogiques dont il a le secret. Les ministres devront passer leurs vacances en France. Notons au passage que pour notre président, la France est une punition. Du moins depuis qu'il la préside.

Qu'avons-nous à cirer de l'endroit où nos ministres vont passer leurs vacances ! Tout ce qu'on leur demande c'est d'honorer la France. Nos ministres ne sont pas des misérables et ne doivent pas se comporter en mendiants de luxe squattant les chambres d'hôtes des milliardaires de la planète. Notre pays a de quoi payer les vacances de son premier ministre même si cette éventualité m’écœure. Quand on émarge à plus de 20000 euros aux frais du contribuable avec maison de fonction, voitures, chauffeurs, domestiques... il est mesquin de se laisser inviter par le dictateur d'un pays dont les habitants crèvent de faim pendant que ses ressortissants ont un mal de chien pour obtenir un permis de séjour dans notre pays quand ils ont poireauté des années pour obtenir un visa.

Qu'ils aillent passer les vacances où ils veuillent. Mais qu'ils les payent, nom de Dieu ! Ils ont été augmentés comme jamais serviteur de l’État n'a été augmenté ces dernières années. Et ils ont le culot d'aller se goinfrer à l’œil dans le tiers-monde ! C'est un déshonneur pour notre pays et leur maintien en poste est un affront insupportable.

 

Après Moubarak, à qui le tour ?

La Tunisie est venue à bout de Ben Ali. L’Égypte à eu la peau du Raïs. Et tout le monde de se demander quel sera le troisième pays ? Sans doute un pays où la plus grande chaîne de télé sert la soupe au président de la République, où des millions de gens manifestent sans qu'aucun compte ne soit tenu de leurs revendications, où les ministres peuvent se compromettre sans rien craindre pour leurs carrières, où le chef de l'Etat, pour financer son parti, réunit fréquemment de riches donateurs, dont certains traitent avec l'Etat, où le chef de l'Etat rêverait de placer à terme son fils à la tête d'une riche collectivité locale pour commencer... Bien entendu, il s'agit d'un pays imaginaire.

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