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Publié par GOMEZ FELICIANO

Médiocrité. Ce pourrait être le mot de la semaine.

Affaissement moral

Quand on rate la grande histoire on se raccroche aux petites choses. Celles-ci sont cruelles quand elles se mettent en tête de révéler au grand jour nos médiocrités. Mme Alliot-Marie doit être en train de méditer cette amère leçon de chose que vient de lui infliger la Tunisie. La France a raté la grande histoire de la révolution tunisienne. Et la médiocrité des intérêts personnels à courte vue d’une ministre occupe nos colonnes de journaux et nos heures d’antenne. Les conséquences néfastes de cette rocambolesque affaire n’ont pas fini de ternir la gloire de l’action publique. Il est ici question de mensonge, de dissimulation et de médiocrité. Et celle qui est en cause n’est autre qu’une ministre à la remarquable longévité qui venait enfin de faire entrer son compagnon dans un gouvernement, fut-ce sur un strapontin.

Médiocrité au sommet

Oui, la République sarkozienne n’en finit pas de rabaisser la politique. Car au crash aérien de la ministre des affaires à l’étranger (plus précisément en Tunisie), il faut désormais ajouter l’attaque frontale du président lui-même contre la magistrature et la chaîne pénale de notre pays. Celui qui doit garantir la séparation des pouvoirs se sert de sa puissance pour avilir doublement le pouvoir judiciaire, une première fois en lui refusant les moyens de son indépendance  et de son bon fonctionnement, une deuxième fois en le rendant complice d’un meurtre par une accusation à peine voilée de défaillance.

Sarkozy est coutumier du fait. Se servir d’un fait divers tragique pour se mousser, c’est un plaisir qu’il ne s’est jamais refusé. Cette vampirisation de la douleur des familles est une arme dont il a usé et abusé. Il n’a jamais raté une occasion de mettre en cause les juges qui sont toujours trop laxistes. Jusqu’ici, on a mis cela sur le compte des calculs politiciens dont notre Napoléon de Neuilly a le secret. Mais cette fois la grossièreté de la charge et la médiocrité du procédé sont telles qu’il nous est impossible de ne pas penser qu’elles ont à voir avec la personne du président de la République.

Sommet de la médiocrité

Oui il y a de la médiocrité dans cette entreprise. Comme a été médiocre le ministre de l’intérieur qui a remballé fissa sa fermeture de casernes de CRS tout en affirmant qu’un tel projet n’a jamais été conçu. Il est vrai que le président en tournée hebdomadaire dans nos provinces ne pouvait prendre le risque d’une grève tentaculaire des CRS, lui qui aime tant que les lieux de ses visites soient nettoyés de toute présence non-télégénique. Oui les CRS sont des acteurs importants dans la séquence télévisuelle qui s’ouvre jusqu’au printemps 2012. Dans l’histoire de la tournée triomphale du Sarko Show à travers la France, ce n’était vraiment pas le moment de fâcher les hommes en bleu.

Et je vous parie, qu’on a encore rien vu…

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