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politique

Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 07:34

Fillon Pompier ou Pompe funèbre

Désormais quand on voit apparaître M. Fillon au devant de la scène, c’est que le président de la République a déserté un front des combats qu’il a lui-même engagés. On le vit fuir la queue entre les jambes devant les maires de France en furie, incapable de venir défendre sa réforme des collectivités locales et de la taxe professionnelle. Il fit preuve du même courage par procuration quand son fabuleux débat est devenu un bâton excrémenteux. Ainsi est gouvernée la France : le chef du gouvernement attend une procuration du chef de l’Etat pour réparer les dégâts occasionnés par le premier.

 

Un ministre humilé

Dans cette affaire d’où le président essaie de s’extirper en se cachant derrière son premier ministre, c’est un ministre de la République qui a été humilié et ridiculisé devant tout le peuple. Oui, Besson a perdu la face. Quelle tristesse de voir ses mains jointes à côté du premier ministre, tel un pénitent résigné à boire le calice jusqu’à la lie. Quand d’une voix monocorde et sinistre, le premier des ministres finit d’annoncer les mesures « révolutionnaires » sorties de ce remue-méninge à succès, le peuple hésita un instant entre les larmes et les rires et prit rapidement le parti de rire aux larmes. Besson en fit les frais. Il l’a voulu.

 

Des ministres qui s'humilient

Dans la France de la démonétisation totale de la valeur ministérielle, qu’y a-t-il alors d’étonnant à ce que des ministres s’engueulent sur la place publique ? Estrosi contre Lagarde, Hortefeux contre Alliot-Marie, Hirsch contre Besson, Besson contre Lemaire… Il ne se passe plus de jour sans que la presse ne se fasse l’écho d’un nouveau dysfonctionnement au sommet de l’Etat. Dans leur gentillesse les médias appellent cela un couac. Un couac ce qui pour le commun des mortels ressemble de plus en plus à de l’incompétence ?

 

Hystérie législative

Et cette incompétence se porte comme un charme soutenu par une hystérie législative où tout fait divers doit donner naissance à une nouvelle loi. Hortefeux vient de nous vomir le 20ème dégueulis sécuritaire de l’ère Sarkozy. On y promet l’enfer aux délinquants anti-vieux. Et voici le couvre feu pour les moins de 13 ans non accompagnés ! Et si vous avez 13 ans plus un jour, ça passe ? Où sont les vraies réponses aux vrais problèmes de notre sécurité ? Où sont les policiers circulant tranquillement à pied dans nos quartiers ? Après avoir diminué le nombre de flics, on nous promet des caméras de surveillance ! Avez-vous déjà vu une caméra descendre de son lampadaire venir empêcher qu’un vieux se fasse agresser par un gamin de moins de 13ans après le couvre-feu ?

 

Le grand succès du gouvernement : les gardes à vue

A part le chômage la seule chose qui progresse dans ce pays, ce sont les gardes à vue. 800 000 gardes à vue en 2009. Voilà le glorieux bilan de la police de notre bien aimé gouvernement. Pendant que nos vaillants policiers veillent sur les gardés à vue (souvent des automobilistes un peu récalcitrants) la délinquance va bon train dans nos cités. Et l’année 2010 commence sur des chapeaux de roue. Des enfants de 14 ans conduits  au poste, menottés et gardés pendant 10h d’horloge… Et le gouvernement s’aperçoit soudain qu’il il y a trop de gardes à vue…Ne sommes-nous pas bien gouvernés ?

 

Quand le ministre est hors la loi il change la loi

On change les lois pour Récemment, depuis les plages de Corse, on conduisit en centre de rétention, en dehors de toute légalité, des migrants échoués là par leurs passeurs. Les tribunaux se sont interposés et ont libéré tout le monde au nom de la loi que le gouvernement a choisi d’ignorer. N’écoutant que son cœur, Besson va changer la loi pour retenir qui il veut partout où il veut ! Nous somme décidément trop bien gouvernés !

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 09:31

Lisez cette missive envoyée par la garde des sceaux à son homologue de l'intérieur.
Trois jours après avoir été remis à sa place, le véloce ministre qui produit des lois plus vite que la sécurité, devra lire cette lettre dont l'amabilté ne laisse aucun doute. Je conseil à tous les auvergnats du maghreb de ne pas croiser son chemin dans les jours à venir.
Dans la série notre pays est bien gouverné vous avez une nouvelle illustration: 
c'est ici

En clair, pour diminuer les statistiques de la délinquance, Monsieur Hortefeux omet d'attrapper les délinquants. Quelle efficacité ce Brice!

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 17:29

Ce soir se tiendra en la  mairie de notre bonne et vieille ville d’Asnières,  le débat sur l’identité nationale voulue par M. Besson.


Que cela soit dit et redit. Ce n’est pas la mairie qui l’organise.


Car si nous considérons qu’un tel débat n’est pas infamant, nous jugeons cependant que les conditions dans lesquelles il se déroule (les fins inavouées auxquelles il est sensé servir  ainsi que la période que nous vivons faite de grande détresse économique et sociale et en plus une période électorale) ne sont pas propices à en assurer la sérénité et à lui garantir des fruits qui servent l’intérêt supérieur de notre Nation.

A titre personnel, et à l’instar du maire de notre ville, j’appelle à l’arrêt de ce débat devenu honteux au regard de ces conditions-là. Car ici comme ailleurs, Sarkozy et ses affidés, par je ne sais quelle prouesse, ont réussi à transformer en n’importe quoi ce qui, en d’autres mains, aurait pu être un formidable moment d’élan national où nous nous tournons les uns vers les autres pour nous élever mutuellement. Au lieu de quoi, tel un torrent de boue, ce débat continue inexorablement son chemin, chavirant ses immondices de haine et d’ostracisme, emportant sur son passage, pan après pan, des éléments constitutifs du mur dont nous avons fait notre unité nationale et notre fierté républicaine.


J’ai lu sur un blog ami qu’on faisait reproche à la municipalité d’ouvrir ainsi large les portes de la maison commune à l’étape asniéroise de ce remue-merde.
On nous y conseille à mots couverts qu’il eût fallu délocaliser le débat dans une salle secondaire, signifiant par là notre désaccord.

Je ne sais pas dans quelles conditions la salle de mariage a été attribuée. A-t-elle été expressément demandée par l’organisateur ? N’y avait-il que celle-là de libre ? Pour moi, peu importe.

Car malgré tout le respect que je dois à mes amis de l’autre rive du fleuve politique asniérois, il n’y a pas plus adaptée à ce débat que la grandeur et la magnificence de notre maison commune.
Seule la grandeur de ce lieu est en mesure de dire l’insignifiance et la nullité de la voie perverse sur laquelle Sarkozy et les siens ont décidé d’entraîner notre peuple.
Le contraste saisissant qui ne manquera de se faire jour entre la splendeur du lieu et la laideur de qui s’y dira fera éclater avec plus de vigueur l’égarement voulu par le chef de la Nation pour le peuple confié à sa conduite.
Seule la maison commune peut en ces périodes troubles accueillir cette querelle mesquine voulue par le chef de la famille pour diviser les enfants de la même patrie.


Et si quelque chose de noble pouvait encore sortir de ce débat, il ne sera pas dit qu’à Asnières la municipalité ne lui a pas donné la chance d’éclore. Car bien en peine est l’esprit qui en ce haut lieu communale de l’égalité, de la liberté et de la fraternité, ne parvient pas à s’élever à la hauteur des idées hautes que nous nous faisons de la République, héritage sacré dont notre mairie est localement  le symbole et le temple.


Certes, au regard du député de la circonscription qui organise ce débat, on peut craindre le pire.


Mais la République vit de notre espérance. Ne la lui refusons pas.

Je ne serai pas à ce débat. Bien entendu. Car à l’autre bout de la ville, les locataires d’un immeuble social sont au bord du désespoir. Ces gens de peu subissent depuis plusieurs mois nuisances et malfaçons au titre de la rénovation qui leur est due de leur immeuble. Ils ne demandent que le respect de leur bailleur et de la dignité pour leur condition de vie.
De la dignité et du respect : voilà une perspective beaucoup plus réjouissante pour une rencontre citoyenne, même si je sais d’ores et déjà que je ne serai pas à la fête. Mais c’est toujours la joie au bout du compte, partout où les damnés se rebiffent et se redressent pour vivre debout dans la République.
Ce soir j'irai porter si je peux un peu d'espoir, voire de l'espérance, à quelques habitants du quartier des Courtilles. C'est ainsi que pierre après pierre, nos ancêtres ont construits l'identité de ce pays.

 

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 19:20

Pour ceux qui en douteraient encore, l’efficacité de notre brillantissime président de la République a des limites. Et ce qu’on a vérifié à maintes reprises sur le plan national vient d’être confirmé au plan international. Le sommet de Copenhague où notre Géant Vert devait révolutionner la planète et repeindre son avenir couleur d’espérance vient de s’achever sur un échec qui peine encore dire son nom : catastrophe ou cataclysme ? On hésite toujours !


Les boucs émissaires

Mais les thuriféraires de notre écoloprésident ont déjà empoigné leur encensoir et chantent en chœur une antienne savamment répétée : la faute au vilain chinois et à l’affreux yankee nègre ! Sus à Hu Jin Tao  et à Obama, les empêcheurs de tourner en vert ! Au passage, un petit haro sur l’ONU et son mode de fonctionnement. Voilà ce que nous entendons à longueur d’antenne de nos ministres et représentants officiels à ces âpres négociations. Mais il convient d’y regarder de plus près; seule condition pour ne pas céder au désespoir ni renoncer à  nos rêves.


L’absence de l’Europe

L’échec de ce sommet est la consécration de la dimension désormais subalterne de l’Europe dans le concert des Nations. Car si ce qu'on dit  est vrai et que la Chine et les Etats-Unis ont à eux deux fait capoter les négociations, il faut alors leur concéder au moins théoriquement une puissance supérieure à celle de l’Union. Hors dans cette affaire, l’Europe des 27 est sensée représenter la deuxième puissance économique, la deuxième puissance polluante derrière les Etats-Unis, la première puissance au titre de l’aide au développement, la première puissance démocratique.

A quoi devons-nous cet affaissement de l’Europe ? A qui devons-nous cet effacement du vieux continent ? Est-il excessif de se demander si l’excès de Sarkozy n’a pas nui aux partenariats naturels fondés sur l’histoire ? Est-ce une injure de se demander si la rivalité supposée entre Obama et Sarkozy, mais surtout fantasmée par ce dernier et sa presse pour se grandir, ne porte pas une part de responsabilité dans cet échec ? Est-il si saugrenu de se poser la question de la dimension de l’Europe sous le triumvirat Merkel-Brown-Sarkozy ?

 

L’absence d’une stratégie transatlantique.

Chaque fois qu’il s’est agi de grands défis à relever, l’Europe et l’Amérique se sont toujours retrouvées. Derrière, devant ou à côté de l’Amérique, ce continent avec lequel nous partageons tant de valeurs, il y avait ici aussi de quoi donner le la à ce rendez-vous immanquable. L’histoire et la civilisation communes font de nos deux continents des partenaires privilégiés.

Comment nous sommes-nous retrouver dans deux camps opposés ? Comment nous sommes-nous arrangés pour laisser les Etats-Unis et la Chine face à face ?  Le Nouveau Monde avait besoin d’une Europe forte pour convaincre son opinion publique et vaincre les conservatismes de ses dirigeants. Au lieu de quoi, il s’est retrouvé dans un dialogue de dupe avec la Chine. Fort de quoi, on s’est dépêché de fustiger la frilosité de l’hôte de la Maison Blanche. N’y aurait-il pas eu plus de fécondité si l’Union et les Etats-Unis s’étaient donné la main ?


Le responsable de la stratégie euro-centrique perdante

Qu’on ne me dise pas que mon antisarkozisme primaire m’égare ! Loin de moi l’idée de faire porter l’échec d’un sommet mondial sur notre vénéré président. C’est trop de responsabilité pour des épaules percluses de tics à répétition. Mais dans ce sommet mondial, Sarkozy s’est révélé un leader trop petit pour entraîner le Vieux Continent. Le Vieux Continent se ratatine à vu d’œil et aspire de toute urgence à un leadership qui assume pleinement son destin et son ambition universaliste. L'Europe n'est pas au service de la grandeur d'un homme.


Sarkozy se trouve certainement quelque grandeur à se mesurer à Obama. Le mépris dans lequel celui-ci semble tenir notre président, conformément à ses mérites il faut l’avouer, n’est pas non plus de bon aloi. Il va falloir qu’un jour ces deux là se donnent la main. Copenhague aurait écrit une toute autre histoire

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 00:45

S'il devait en rester un seul en France pour le célébrer, je serai celui-là.

Quand tout le monde se sera incliné à tour de rôle devant la toute puissance de la pensée monolithique de la valeur travail,

quand tout le monde aura cédé au balancement jésuitique où il faut lui reconnaître un peu de grâce et beaucoup de malheur, je continuerai, moi, à célébrer les 35h et moins si affinité, dussé-je rester le dernier homme sur terre à le faire.

10ans ! Le bel âge ! Joyeux anniversaire !

Je te célèbre contre tous ceux qui t’accusent de n’avoir pas tenu tes promesses !

Je te magnifie malgré tout le mal dont on t’accuse d’être la cause !

Sarkozy et les siens t’ont dépossédé de tous tes atours faute de pouvoir te mettre à mort et danser sur ta tombe.

Ils sont risibles aujourd’hui  ceux qui parcourent nos usines et nos PME pour marchander des chômages partielles.

Sarkozy a envoyé ses préfets à l’assaut de nos collectivités vendre des emplois aidés à temps partiels sans garantie de pérennisation !

Le chômage affole les compteurs du pôle emploi.

Jamais la France n’a aussi peu travaillé depuis qu’ils ont décrété qu’il faut travailler plus pour gagner plus.

Toi, 35h chéri (annualisé pour ce qui me concerne), tu m’es resté fidèle. Tu ne m’as pas trahi. Je savais que j’avais raison de te faire confiance.

Et voici des mots que plus personne ne prononce en cette France devenue la patrie des discours convenus. J’ose le dire et l’écrire : Merci Aubry ! Merci Jospin ! A vous aussi, bon anniversaire!

 

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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