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  • : Le blog de GOMEZ FELICIANO
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  • : Je m'appelle Féliciano Gomez. Engagé depuis toujours, allergique aux injustices et aux mensonges. Depuis 2008, maire adjoint d'Asnières, délégué aux quartiers des Hauts d'Asnières, à la politique de la ville et à la lutte contre les discriminations. Je vous propose ici, avec humour souvent et justesse toujours, les humeurs et réflexions d'un citoyen d'Asnières et d'un militant politique et associatif.
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politique

Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 21:58

martine-aubryJe me suis engagé à soutenir la candidature de Martine Aubry dans la primaire socialiste. Ce choix tient à la conception que j'ai de la politique, au renouvellement que j'attends de la vie politique française et à la personnalité de Martine Aubry dont les qualités sont en adéquation avec ce que la République peut espérer aujourd'hui de sa présidence.

Ceux que ce choix ne manquerait pas d'étonner en trouveront ici quelques explications.

  

Les exigences du devoir.

Il y a ceux qui se regardent le matin dans leur miroir et lisent dans une auréole imaginaire les lettres d'or qui décriraient les contours de leur grand destin. Pour accomplir ce rêve obsessionnel, ils n'auront craint ni trahison, ni abandon, ni reniement, ni désertion... Un homme de ce genre dirige aujourd'hui le pays, après avoir succédé à un autre qui, quoique d'un autre genre, était de la même espèce : nul n'ignore les dégâts qu'auront occasionné les présidences de Chirac et de son clone nerveux et hyperactif. La soif impérieuse et irrépressible du pouvoir peut s'abîmer dans l'affaissement moral, parce que le moi égotique n'a jamais su se défaire du culte de lui-même pour servir les aspirations collectives de transformation économique, culturelle et sociale.

Il est temps de mettre fin à cette dérive inexorable de la quête du pouvoir.

Aubry est de ceux et celles qui se tiennent à la disposition des choses, des situations et des hommes, ceux et celles qui ne rêvent de rien pour eux, prêts à se faire violence pour répondre présent aux exigences du temps. Elle ne rêve pas de devenir présidente. Elle se fait le de voir de servir le rêve collectif d'un peuple, elle rêve simplement du meilleur pour la France, d'une meilleure France.



Les exigences de l'éthique.

Aubry MartineLa France d'aujourd'hui a autant besoin d'un redressement économique et social que d'un relèvement culturel et d'un réarmement moral.

Je sais que dans les milieux de pouvoir la seule valeur vénérée est celle de la volonté toute puissante, parce que vouloir c'est pouvoir, parce que volonté et volonté de puissance vont si bien ensemble. Mais combien de règles bafouées, quel prix payé au cynisme, combien de mensonges masqués par la puissance de cette volonté, combien de vilenies commises au nom de cette seule volonté.

Oui dans le milieu politique, le pouvoir va au vouloir le plus puissant, quelle que soit l'obscurité des forces mises au service de ce vouloir.

Il est temps de changer cela, de ne plus confier le pouvoir à ceux qui le veulent le plus et à tout prix, tels des enfants capricieux, tapant des pieds et geignant à grands cris devant la vitrine du jouet convoité. On sait ce qu'ils en font dès qu'ils le tiennent en main. Ils le cassent. Comme tous les enfants.

Le pouvoir n'accomplit pas une existence. Le pouvoir est un outil, souvent dangereux, à ne mettre que dans les mains de ceux qui comptent s'en servir pour servir le destin collectif. Pas de ceux qui pensent que c'est là l'accomplissement de leur destin.

Aubry est une femme de vérité, y compris jusque dans ses fragilités, ses failles. Elle saura faire usage du pouvoir pour le bien commun, à l'abri des clans et des intérêts catégoriels. Elle ne veut pas s'accomplir par le pouvoir mais contribuer à accomplir une partie du destin de notre pays.

Il est temps de promouvoir une autre éthique du pouvoir.



Les exigences du travail

Pour remédier aux maux du pays il faut en finir avec les solutions approximatives, hasardeuses, hâtives, contradictoires et souvent aggravantes pour les difficultés qu'il traverse.

Martine Aubry a fait montre d'un grand sens des responsabilités à la tête du parti socialiste, pour pacifier ce qui était devenu un panier à crabes. Elle a fait de la rue Solférino une ruche où l'on travaille chacun à son poste pour le service de la France. Avec bonheur, elle nous a sortis des consensus mous et des synthèses artificielles ; depuis trois ans, la direction du parti n'a pas abîmé ses énergies dans des calculs politiciens où les tambouilles tacticiennes font office de projection stratégique, où la ruse et les coups tordus épuisent l'intelligence et parfois la remplacent.

Avec Aubry le PS s'est remis au travail et cela s'est vu. Le PS a refait des propositions et cela s'est entendu. Pour un parti qui, il y a si peu, ne pouvait même pas s'opposer efficacement à Chirac, Raffarin et de Villepin, trouver les chemins d'une oppostion crédible et audible en face de la toute puissance sarkoziste n'était pas un moindre défi. Aubry l'a relevé en redonnant essence et existence aux socialistes aux côtés des Français en quête d'espérances nouvelles. C'est là le fruit d'un travail acharné mais patient, méthodique et persévérant malgré l'adversité et les doutes. Ces qualités nous seront utiles pour relever la France.



Les exigences du talent

AubryNous ne présumons pas des capacités réelles de Martine Aubry à gouverner. Nous les connaissons. Elle seule parmi nos candidats à la candidature peut se prévaloir d'une solide expérience gouvernementale au plus haut niveau. Une expérience couronnée du succès que l'on sait. Nous savons aussi qu'elle est capable de grands sacrifices pour mener jusqu'au bout les mesures qu'elle juge utiles. N'a-t-elle pas choisi Lille au détriment d'un ministère en vue quand bien d'autres feraient le contraire ?

À Lille comme au PS, elle n'a pas craint de faire travailler tous ceux qui le souhaitaient, sans ostracisme, et cela sans contrecarrer les calculs personnels de ceux qui ne s'en allaient que pour mieux construire leur destin individuel.

Le talent, c'est de ne pas s'être servi de sa mission à la tête du parti pour annihiler les autres.

Le talent, c'est de garantir l'épanouissement des ambitions au sein du parti sans nuire au parti.

Le talent, c'est d'avoir mis le parti en dialogue constructif avec l'ensemble de la société française.

Le talent, c'est d'être au service de tous sans jamais se servir de personne.



Voici venue l'heure du choix

Au parti socialiste, les sympathies et affinités, les affiliations de courant, les assujettissements et inféodations à des fins carriéristes, les calculs intéressés, les sondages favorables et les ralliements de circonstance, tout cela peut parfois prendre le pas sur des choix raisonnés en faveur de projets passionnants et exaltants.

Cette fois, c'est à la France entière que le PS s'ouvre pour investir le candidat à même de proposer une alternative au pays en mettant fin au sarkozisme. C'est pourquoi je crois aux chances de Martine Aubry, parce que je sais les Français capables, à ce moment précis de notre histoire, de choisir celle dont nous avons besoin pour sortir le pays de l'ornière.



Je n'ai pas choisi Aubry au titre de quelque courant que ce soit. Je ne le fais pas en fonction de quelque positionnement au sein du parti.

Je crains que celle qui a fait alliance avec le MoDem à Lille ne soit présentée comme la femme d'un clan pour mieux la restreindre à sa fonction de première secrétaire.

Ceux qui soutiendront la candidature de la première secrétaire en prétextant qu'elle est plus à gauche que les autres, ne lui rendront pas service.

Ceux qui soutiendront cette candidature en fonction d'un courant déterminé, lui nuiront.

C'est le peuple entier de gauche et de progrès, tous ceux qui aspirent à une nouvelle éthique politique, que nous appelons à nous rejoindre dans l'offre politique que le PS fait en la personne de Mme Aubry. C'est à tous les Français que la candidature Aubry s'adresse. Elle est la seule capable de rassembler la gauche entière et tout le peuple du progrès et du changement véritable au-delà du parti socialiste.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 23:51

Que s'est-il passé à Asnières et ailleurs pendant la semaine qui s'achève? Voici la nouvelle rubrique demon blog. Une entreprise très sélective pour une lecture décalée de l'actualité de la semaine.

La condamnation en appel d’Aeschlimann et ses miasmes

Aeschlimann condamné en appel A Asnières L’événement de la semaine qui vient de s’écouler aura sans doute été la condamnation en appel de Manuel Aeschlimann dans l’affaire dite du festival folklorique. Dans cette phrase le plus important à retenir est sans doute l’expression « Festival Folklorique ». Ce spectacle insipide qui nous est imposé depuis des années risque de durer encore longtemps puisque monsieur, dont l’amour pour les palais de justice est sans limite, a choisi de se pourvoir en cassation. Il y a ceux qui aiment cette comédie. Il y a ceux à qui cela donne de la nausée. J’en suis.

Aucun d’entre nous ne sortira indemne de ce vaudeville. Si Manuel Aeschlimann venait à être définitivement condamné, il se trouvera un analyste de bistrot, inspiré par les effluves du houblon, pour éructer à travers sa moustache blanchie par la mousse que tous les hommes politiques sont pourris. Si, pour le grand malheur de tous ceux qui se sont réjouis du verdict du tribunal d’appel, la cour de cassation accédait aux vœux de Manuel Aeschlimann, le même pilier de bistrot criera à l’iniquité d’une justice d’où se sortent toujours d’affaire les puissants au premier rang desquelles se trouvent les politiques.  

 

La condamnation de la majorité municpale par Aeschlimann

Mieux vaut en rire. Personnellement, je n’ai rien à cirer du sort judiciaire de Maître Aeschlimann. Et pour moi ce folklore d’un très mauvais goût n’aurait pas mérité une seule ligne de ce blog si dans son exercice préféré d’autopersuasion M. Aesclhlimann n’avait cru bon entraîner l’ensemble de la majorité qui l’a vaincu dans ses malheurs. Dans son interview au journal « Le Parisien » en date du samedi 22 janvier, Aeschlimann déclare : « L’actuelle majorité municipale a voulu instrumentaliser la justice pour m’éliminer de la vie politique asniéroise, mais c’est raté. Je serai bien là en 2014 pour les prochaines municipales. »

Tellement folklo ! Un législateur qui vient crier devant le peuple que la justice pourrait être instrumentalisée. Un député de la Nation qui vient porter le soupçon sur l’indépendance de la justice. Un représentant du peuple qui insinue que le combat politique peut déserter le terrain des idées pour emprunter les voies tortueuses des règlements de compte par justice interposée. On croyait que de telles saillies ne devraient jaillir que des esprits avinés accoudés au zinc du troquet de la place du village. On se trompait.

Vivivement 2014

Il ne pense donc qu'à ça. Je fais partie de l’actuelle majorité municipale. Dois-je rappeler à M. Aeschlimann que nous n’avons pas eu besoin de la justice pour le vaincre en mars 2008 ? Date probable de sa véritable mort politique ? Pourquoi feint-il d’ignorer que là où son siège est le plus convoité c’est dans les propres rangs de l’UMP ? Et si l’UMP a quelque tentation suicidaire qu’elle sache que pour nous le (ou la) meilleur(e)  candidat(e) en 2014 devra absolument porter le nom Aeschlimann.

 

Mais il y a plus sérieux dans notre ville.

Soutenons les postiers

la posteN’oubliez pas de signer la pétition en cours pour un meilleur service de La Poste. Ce fleuron de notre service public, emblématique par son sens de la proximité et par le dévouement de ses agents, a endossé ses nouveaux habits d’entreprise aux grandes ambitions, se préparant comme un athlète à vaincre tous ces rivaux qui menacent de débarquer bientôt chez nous pour lui tailler la croupière. Alors on rationalise ! On synergise ! On réalise des gains de productivité ! On pressurise le petit personnel ! Et pour quel résultat ? Pour les asniérois c’est une déconfiture de grande envergure qui s’est traduite par une désorganisation complète du système. Signez la pétition sur le site de la mairie.

Soutenons les Tunisiens

Cette semaine toujours, vous aviez la possibilité de rédiger un message sur le site de la ville pour nos frères tunisiens. Ce message est ensuite diffusé sur les panneaux d’affichage électronique de la ville. Nous avons vainement guetté un mot d’excuse de Michel Alliot-Marie. Mais ce mot ne viendra pas. Après le grand silence de nos dirigeants, c’est le vacarme des dénégations et exégèses emberlificotées de ce qui est et restera une véritable faute politique : proposer à un dictateur le savoir faire de notre police pour perpétuer son ordre brutal et autoritaire. Aux dernières nouvelles, MAM est toujours ministre.

M. Hortefeux et son coloriage

le graphique d'HortefeuxTout comme Brice Hortefeux qui nous a fait un joli graphique à la télé pour présenter son bilan de l’insécurité. La dernière fois que j’ai vu une scène du genre, c’était il y a quelques années. Ma fille rentrait heureuse de la maternelle, brandissant fièrement son premier coloriage. Je suis persuadé que M. Hortefeux est rentré chez lui heureux d’avoir convaincu les Français  que sa politique porte du fruit. La grande béatitude des gens simples. J’espère que sa maman a accroché son dessin au mur de la chambre !!!


La semaine prochaine nous attendons une conférence du trône.

Le petit élyséen fait un examen oral devant la presse. Il a multiplié les vœux et les déplacements. Et pourtant plus rien de ce qu’il dit ne retient l’attention de personne. Alors il a choisi de frapper un grand coup. Combien vous pariez que c’est déjà fichu avant d’avoir commencé ? On en reparle la semaine prochaine ?

Ce sera tout pour ce dimanche. A la semaine prochaine. 

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 00:57

Voici quelques pages à déguster lentement.

Attention, vous avez le droit d'en abuser s'il vous a plu

et de le diffuser largement.

Mon abécédaire de l'année 2010 se trouve ici

Bonne année à tous et n'oubliez pas de me signaler tout au long del'année 2011, les protraits qui pourraient orner ma prochaine galerie.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 22:42

Ce dimanche à Colombes, ils étaient probablement nombreux venus rendre hommage à Mamadou Marega, décédé pour avoir voulu vivre mieux.

Mort POURQUOI ?

Sa mort survenue il y a quelques jours, n’a suscité unanimement que la même et lassante question : de quoi est-il mort ? Journaux et journalistes, militants et défenseurs de la cause des sans papiers se sont laissés enfermés dans cette oiseuse question qui voudrait que la cause de cette mort soit plus préoccupante que ce qui en est la raison.

Et moi je n’arrive pas à me défaire de cette autre question qui me paraît pourtant être la seule et véritable interrogation : pourquoi est-il mort ?

La réponse n'en est que trop évidente. Elle n’en est que plus dérangeante. Dans notre pays, on peut poursuivre un sans papier jusqu’à ce que mort s’en suive. Ce n’est pas la première fois. Dans nos centres de rétention comme dans nos charters qui les ramènent pieds et mains liés parfois, il en meurt chaque année. Et quand nos ministres viennent nous tenir leur fière comptabilité de ceux qu’ils ont reconduits hors de nos frontières, ils oublient de nous tenir informés de ceux à qui les conditions d’arrestation, de rétention et de reconduite ont fait franchir la frontière de vie à trépas.

La chasse au sans papier tue.

Nous le savons. Nous nous en émouvons parfois. Et nous nous y faisons de plus en plus.

Cette mort nous a-t-elle définitivement réveillés ? Cette mort, au-delà de la révolte légitime, heurte-t-elle jusqu'à la blessure notre conscience nationale pétrie de liberté, d’égalité et de fraternité ? Ces principes absolus qui crient de toute leur essence contre cette politique abjecte menée en notre nom ! Cette chasse à l’homme toujours potentiellement mortelle qui tient lieu de régulation migratoire, ainsi qu’en nos forêts d’autres prélèvent le sanglier pour diminuer la pression du nombre sur les ressources disponibles. Car la chasse au sans-papier est de nature analogue puisque motivée par un raisonnement en tout point semblable à ce mobile cynégétique. Et quand le sanglier et la biche défendent chèrement leur peau, il faudrait que le Malien, le Sénégalais, le Chinois, le Béninois ou l’Afghan se laisse prendre sagement et abandonne silencieusement son rêve de vie meilleure.

Mamadou Marega, accroché à son rêve, mourrait de le perdre. Il n’avait que son rêve pour vivre. Et eux, à défaut de lui enlever son rêve, ont pris sa vie.

 

A tous mes frères sans-papier, gibiers que l'on traque aux bouches de métro et dans la jungle de nos tours de béton.

Leçon de chose que nous infligent parfois des coïncidences qui deviennent parboliques. Pour aller et revenir aujourd'hui de Colombes, il a fallu que je fasse un grand tour pour cause d'un événement sportif qui a paralysé l'ensemble du centre ville. Je n'ai pu assister à l'hommage rendu à Marega pour cette raison. J'ai vu des gens courrir à pied. Et je devine Marega lui qui comme des milliers d'autres n'a jamais marché paisiblement dans la rue sans surveiller ses arrières, je l'imagine qui, de son paradis, devait se dire, : "comme j'aurais aimé courrir moi aussi sans personne à mes trousses; courrir et ne fuir personne; courrir juste pour le plaisir; courrir pour me surpasser; courrir et dépasser mes limites; courrir sans frontières pour m'arrêter, ni les miennes, ni celles des autres"

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 17:52

L'écume des râleurs...

Les esprits chagrins ne manqueront pas d’attaquer bille en tête : « à peine rentrés, ces fainéants de fonctionnaires se mettent déjà en grève pour aller battre le pavé ». Ceux qui trouvent toujours agrément à toutes les entreprises sarkozistes fustigeront cette grève nocive pour l’économie et pour l’avenir de nos retraites.  Les contempteurs du service public et du droit syndical se posteront devant micros et caméras pour dénoncer une fois de plus l’immobilisme des syndicats. Nos grands reporters  s'aventureront en terrains très hostiles  et sillonneront nos quais de gare pour nous dénicher l'éternel-voyageur-otage d’une grève injustifiée.

Cette écume de râleurs mettra peut-être du baume au cœur de notre cher président plus petit que jamais dans ses souliers à talon compensé.

 

... et l'espérance d'un peuple

Mais rien ne fera oublier ceci : selon un sondage,  sept Français sur dix approuvent ce mouvement social contre le projet de réforme des retraites du gouvernement; plus de six sur dix, selon un autre sondage, invitent le gouvernement à négocier et à modifier son projet.

La preuve est faite que l’information a vaincu la propagande orchestrée par le gouvernement. La preuve est faite que la vérité des enjeux a frayé son chemin à travers les subterfuges d’un gouvernement dont la réforme ne règle rien si ce n’est protéger un peu plus les possédants pour accabler davantage ceux qui s’en sortent difficilement et cela pour les beaux yeux des agence de notation.


Oui cette rentrée est une bonne rentrée.

Où l’on s’émerveille de voir les Français debout pour ne rien compromettre de leur avenir, pour ne rien céder aux illusions, pour ne rien laisser faire qui accroisse les inégalités et les injustices dans notre pays.

Tous ceux qui pensent au bien commun se mobiliseront ce mardi 7 septembre contre la réforme des retraites. Ceux qui ne le peuvent, s’uniront de cœur et d’esprit avec les manifestants.

Il ne reste plus qu’à espérer que ce gouvernement, qui a depuis longtemps déserté les sommets de l’intelligence (s’il les a jamais atteints) pour les vallées obscures de l’habileté et de la malice, retrouvera ses esprits et entendra la volonté populaire.

Oui j'ai envie de crier "bonne rentrée à tous", car il me semble que cette fois il ne s'agit pas que d'une simple formule. Cette rentrée est vraiment bonne et lourde de promesses. Sarko ne va pas aimer. Tant mieux. J'adore quand il déteste.

Par GOMEZ FELICIANO - Publié dans : politique
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