Tirer la campagne vers le bas.
On dirait que l’UMP entière s’est donné le mot. Pas de débat. Pas de confrontation sur le fond. Mais créer la polémique. Mais rester à la surface des choses.
Pourquoi ? Pour mieux enfoncer, enliser la campagne. Il vaut mieux dépiter les Français pour augmenter l’abstention. En effet, l’UMP sait d’ores et déjà qu’elle ne mobilisera pas au-delà de
son camp. Militants en campagne, c’est au quotidien que nous le vérifions. Elle sait que toute dynamique de campagne ne pourra servir que les camps adverses. Alors, le camp présidentiel joue le
pourrissement. C’est honteux, c’est pourri, ça sent mauvais ! Qu’importe ! Quitte à perdre, il vaut mieux que ce soit dans des proportions acceptables. Alors dans les ventilateurs dont
ils se servent d’ordinaire pour brasser de l’air, ils envoient de la merde par escadrille. Que tout le monde soit éclaboussé ! Décourager les Français d’aller voter ! Cette stratégie se
révèlera au soir du 21mars un très mauvais calcul.
Mme Jouanno est désormais contre Twitter.
Bien sûr cela n’a rien à voir avec le succès de sa concurrente socialiste Anne Hidalgo sur cette toile de la micro-communication. Cela n’a non plus rien à voir avec
les bordées de rigolades déclenchées sur son compte twitter suit à sa lumineuse proposition d’automatiser la ligne 14 du métro, ligne qui n’a jamais été autrement qu’automatisée depuis sa
naissance.
C’est après mure réflexion que Chantal Jouanno, ministre en vue de la Sarkozie, envoyée sur le front Parisien pour en rabattre aux socialistes du cru, c’est,
dis-je, après réflexion que cette dame trouve le format de Twitter inadapté à une campagne de fond. Campagne de fond ? Vite organisons un débat sur les transports en Île de France pour que
Mme Juoanno puisse aller au fond des choses et montrer la profondeur de sa connaissance de la question.
Les transports au cœur du débat ?
C’est ce que l’UMP essaie de faire croire, voulant ainsi surfer sur les insatisfactions réelles des franciliens dans le domaine. Mais dans la réalité, en matière de
transport, chaque jour vient faire la démonstration de l’ignorance et de l’impréparation des candidats UMP.
C’est Madame Pécresse qui se balade avec sa proposition phare de tarif unique pour le pass navigo. Pour un coût évalué à plus d’un milliard d’euros. Qui dit
mieux ?
La voici qui réclame un audit du STIF ! Ses absences nombreuses lors de son dernier mandat à la rue de Babylone commencent à se voir un peu trop. Avec un peu
d’assiduité, cette dame saurait que cet établissement public n’est pas endetté et que ses comptes sont vérifiés chaque année par les agents du trésor public savamment choisis et diligentés par
ses amis politiques, agents comptables qui n’auraient pas hésité à crier au loup s’ils avaient vu l’ombre du soupçon du moindre problème !
Les emprunts projetés par le STIF pour financer les projets cette année ne dépassent guère les 150 millions d’euros. Soit 10 fois moins que le coût du pass navigo à
30 euros dont M. Jégo fait la propagande.
L’Etat qui a présidé le STIF pendant 30 ans pourra toujours comparer son bilan à celui de Huchon, qui rappelons-le, ne préside le syndicat des transports que depuis
trois ans.
Quand l’UMP voit rouge en face des candidats Noirs.
C’est le maire UMP de Franconville qui récidive. Prenant prétexte d’une condamnation de M. Soumaré pour rebellion face à la police, le voilà qui se met à le traiter
de délinquant multirécidiviste. Pour ce monsieur, dont je tais le nom, par respect pour ses enfants et sa femme qui, je l’imagine, doivent porter le même nom, pour cet élu ordurier, un noir en
France c’est pour les terrains de sport ou pour la prison. Joueur de foot ou délinquant : voilà la seule alternative pour un Noir en France.
A supposer que ce garçon ait été vraiment condamné pour outrage et rebellion : qui ignore encore, en ce beau pays de Sarkozy, les abus de notre très
républicaine police nationale, voyant outrage et rébellion en tout temps et en tout lieu, dès lors qu’un citoyen tatillon sur ses droits ose s’opposer aux actions musclées des Rambo de la
Sarkozie ?
Si une condamnation vaut interdiction de candidature, et celle-ci n’est pas des plus infamantes, bien au contraire, l’UMP manquera carrément de candidat vu les
manufacturiers et orfèvres de casseroles multiples et diverses, déjà plusieurs fois condamnés par la justice, que recèle le parti présidentiel et qui peuplent les rangs de ses élus parmi les plus
en cours. Balkany pourquoi tu tousses ?
Ailleurs, c’est à un candidat noir que la prétendante UMP demande s’il dispose d’une pièce nationale d’identité. Un Français Noir, c’est bizarre en effet.
A Asnières aussi, l’UMP rame.
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La médaille d’or du collage d’affiche.
Il faut reconnaître les talents des adversaires. Il y a un mec à qui l’UMP asniéroise devra dire merci, un grand merci, un gros et grand merci. Ce grand garçon ne
connaît pas d’heure pour le collage. Je l’ai vu à toutes les heures imaginables y compris à des heures où l’humanité d’ordinaire se repose du labeur du jour. Ce type a du mérite. Devoir supporter
plusieurs fois de suite, panneau après panneau, les sourires figés de la régionale de l’étape, plus ceux glaçantes de dame Pécresse, agrémentés de ceux carnassiers de Santini et Karoutchi et tout
cela par un hiver à vous glacer les os ! L’UMP locale lui devra une fière chandelle. Ce type est un héros.
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- Mais à part ça, il n’y a rien qui va.
Aujourd’hui, il a fallu attendre 11h30 pour qu’ils parviennent à atteindre le chiffre de 4 sur le marchédes 4 routes. Encore qu’il y en avait un qui se
contentait, comme à son habitude de se balader les mains dans les poches. Mais lui, il a droit au repos. Vu le travail qu’il abat la nuit pour que le sourire de Marie-Do éclaire notre matin
depuis les panneaux publics, oui je pense vraiment qu’il a droit au repos dominical.
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Ils ont le sarkozisme honteux …
La distribution de tract n’est pas de tout repos pour nos umpistes locaux, confirmés ou d’occasion. Ils en étaient ce matin à renier la paternité protectrice de
Sarkozy. Voici un dialogue surpris ce matin.
La militante UMP tend son tract du jour à un passant : « Les régionales avec la majorité présidentielle » Le passant : « Quoi ? Pour
Sarkozy ! » L’UMP : « Non ! Il ne faut pas confondre élection régionale et élection présidentielle. Ça n’a rien à voir ! » Le passant : « Mais si
c’est la majorité présidentielle, c’est avec Sarkozy ! » « Mais non, reprend la militante, Sarkozy n’est pas candidat et ce n’est pas lui qui va diriger la Région si la majorité
présidentielle gagne ! »
Prononcer plus de deux fois le nom Sarkozy à côté de moi sans que je réagisse, c’était au-delà de mes forces. J’ai beau être en carême, je n’ai pas mis l’indulgence
envers Sarko au menu de mes efforts. Il a donc fallu que j’intervienne pour faire comprendre à notre ingénue militante qu’il ne faut pas prendre les asniérois pour des bourrins. On aura du mal à
faire croire aux gens qu’une liste conduite par les têtes d’affiche du gouvernement et où figure le porte-parole de l’UMP n’a rien à voir avec Sarkozy. Mais je peux comprendre tout à fait que la
marque Sarkozy soit complètement dévaluée, ce qui me réjouit énormément. Pour être tout à fait complet, le monsieur harangué par la demoiselle UMP, a pris le tract que je lui tendais avec le
sourire complice du genre : « ne te fatigue mon gars, tu sais bien que c’est pour Huchon que je voterai.
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Et la désinformation facile.
Un peu plus tard, c’est une autre paisible dame venue faire son marché qu’ils ont entrepris d’informer sur le fonctionnement du métro et du RER en insitant
lourdement sur la faute de Huchon quand au mauvais fonctionnement des transports. Très convaincant pour des Alto-asniérois qui ont accueilli la prolongation de la ligne 13 en 2008 et attendent
pour 2011 l’arrivée du tram, tout en se battant aux côtés de la région, contre la pingrerie de l’Etat, pour améliorer les conditions de circulation sur la ligne 13 !
Il n’y a décidément rien à faire ! Avec les transports, l’UMP n’y arrive pas ! Du simple militant aux plus hauts dignitaires, ils ne s’y connaissent pas.
Heureusement qu’ils en ont fait leur première préoccupation !
Ainsi va la campagne où il se confirme que le nom Sarkozy n’est plus vendeur, que l’UMP ne veut pas élever le débat et que nous n’avons aucun intérêt à confier
la gestion de nos transports à ceux qui n’y connaissent rien ! Prichaine chronique de la campagne Jeudi.
Rendez-vous mercredi 24 février à 11h sur le parvis de la défense avec Jean-Paul Huchon. Sur ce lieu arraché de haute lutte à la risible entreprise de patrimonialisation
sarkozienne, le PS entend proclamer son ambition salvifique de faire basculer dans la République l’émirat des Hauts de Seine.
Soyez tous au rendez-vous !