Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Le marteau c'est moi. En toute modestie. Le clou c'est notre président bien aimé. Que les clous me pardonnent ce rapprochement. Eux ils lient, rendent solide, assemblent et rassemblent ; lui délie, délite, fragilise, divise, disperse et se disperse.

Il est le clou sous mon marteau pour mon simple plaisir de lui taper dessus.

 

Antisarkoziste primaire et fier de l'être

Alors que le mot d'ordre général est de ne pas faire de l'anti sarkozisme primaire, moi j'ai opté pour... deviner quoi ? S'il devait en rester un seul à faire de l'antisarkozisme primaire, je serai celui-là. Alors, ici, chaque semaine, ceux qui n'en peuvent plus des oui mais, des jugements faussement balancés, hypocritement nuancés, alourdis par la langue de bois des oppositions constructives qui ne servent à rien, tous ceux-là pourront se délecter aux doux sons de mon marteau essayant, désespérément j'en conviens, d'enfoncer un peu plus notre président.

Enfonçons donc un peu notre président.

 

Premier coup de marteau: Sarko ne commémore pas avec les Noirs

Où était Sarkozy ce dimanche 10 journée nationale de la commémoration de la abolition de l'esclavage ? Aucune manifestation officielle à l'agenda de notre hyper-agité sur-vitaminé qui découvre tout d'un coup le repos ! L'homme qui la larme à l'œil nous a fait lire dans tous les lycées la lettre de Guy Môquet ! Le même qui voulait faire porter à chaque enfant de nos classes de primaire le nom d'un enfant juif victime du nazisme ! Celui-là se fait porter pâle quand il s'agit de faire mémoire de l'heureuse abolition d'une des plus grandes folies de notre humanité ! De là à imaginer que Sarkozy pense vraiment que l'homme noir n'est pas assez entré dans l'histoire, il n'y a qu'un petit pas que moi je saute sans aucune hésitation. Mais qu'il me soit permis d'affirmer ici que Notre Grand Petit Homme n'a pas le sens de l'histoire. Peut-être est-ce dû à son indigence culturelle en la matière ? Une explication qui vaut circonstance aggravante.

 

Deuxième coup de marteau: Le grand Paris d'un petit bluffeur

Si Sarkozy n'a participé à aucune cérémonie officielle ayant trait à cette commémoration, c'est peut-être qu'il est entrain de relire son fameux discours sur le grand Paris. Il a dû piquer un fou rire en se relisant. Et c'est vrai que ça aurait fait mauvais genre que ça le reprenne en plein discours hypocrite sur l'esclavage et ses méfaits.

Ainsi donc notre président autoproclamé grand bâtisseur veut nous faire un Paris Grand jusqu'au Havre. Peut importe si Paris-Le Havre sonne comme une classique de course cycliste. Notre président veut grand. Alors il aligne des kilomètres, des milliards et des tours. Le plus curieux c'est que personne ne se bidonne.

A Asnières nous avons mis plus de vingt pour prolonger la ligne 13 de 3km. Jean Paul Huchon réfléchit encore à nous soulager, pauvres usagers, de la torture quotidienne que cela peut représenter de voyager sur cette ligne. Et voilà que Notre Empereur des Réseaux Ferrés, nous annonce 130km de métro autour de Paris en 10ans ! Et complètement automatique s'il vous plaît ! Et là encore personne ne se marre franchement ! Peut importe d'ailleurs que son ministre au Grand Paris, songe à une ligne enterrée et lui à une ligne aérienne ! Le temps qu'ils se mettent d'accord, le havre ce sera rapproché de Paris par la force de l'élévation du niveau de la mer !

Et puis il n'y aura plus de Banlieue. Tout le monde habitera Paris. Génial, n'est-ce pas ? Tous les gars du 9-3 se bidonnent et moi aussi. Mais j'imagine tragédie dans cette banlieue paumée de Neuilly-sur-Seine où ils se désespèrent tous de voir disparaître leur très chère adresse qui a si souvent  ouvert tant et tant de portes ! Hé les gars, c'était une blague ! La banlieue ne va pas disparaître ! C'est tout de même votre ancien maire qui parle, pas votre postier, même si depuis quelques semaines on ne fait plus la distinction entre Olivier et Sarkozy !

Et d'ailleurs, où est-ce qu'il trouvera ses milliards ? Question inutile ! Forcément ! Le président ne trouve pas l'argent. C'est l'argent qui le trouve. Les amis du président qui œuvrent dans les BTP, centre social mondialement connu, se frottent déjà et les mains et se pourlèchent les babines. Bon appétit messieurs !

 

troisième coup de marteau: ne lui dites pas bon anniversaire

Et modeste avec ça. Voici que le président interdit son deuxième anniversaire. Les journalistes unanimes respectent ce vœu présidentiel. Il n'y aura pas de bilan. Moi je vous le fais, court et véridique.

 

Sachez que la France compte plus de pauvres aujourd'hui qu'à l'arrivée de Sarkozy au pouvoir.

Apprenez que la dette s'est alourdie de quelques centaines de milliards d'euros. Le trou de la sécu se porte mieux que jamais. C'est le seul qui ait la santé dans ce pays. Avec notre Président Bien-Aimé évidemment !

Ne doutez plus que le nombre de chômeurs se soit prodigieusement accru.

Retenez que la France a globalement régressé dans l'estime des autres Nations et des autres peuples de par le monde. Nous avons tout de même conservé l'amitié de Bongo, Sassou NGuesso, Biya, de riches propriétaires d'hôtels particuliers dans le 16è arrondissement certes, mais dictateurs affameurs de leurs peuples au quotidien. Bonjour la rupture !

Et la sécurité ?!?! 17 lois et bientôt 18. La petite et la grande délinquance se portent à merveille. Les agressions sur la personne, les vols à la tire, les braquages ! Rien ne les décourage. Ni lois du président, ni les peines planchers, ni les prisons pleines à craquer, rien n'entame la volonté des malfaisants qui s'en prennent à nous, à notre tranquillité et à nos biens ! Les élus locaux livrés à eux-mêmes sont de plus en plus confrontés à leurs populations en colère. Pendant que le premier fautif, Nicolas Sarkozy, continue de dormir tranquille. Nos halls d'immeubles sont toujours squattés. Nos nuits sont toujours troublées par des motos pétaradantes. La drogue pourrit nos rues. Nos voitures sont plus que jamais incendiées ou cassées ! Notre président dort satisfaits de ses 18 lois aussi inutiles les une que les autres. Et nous, élus locaux, en perdons le sommeil. Nous n'en pouvons plus de la colère légitime de nos administrés. Nous n'en pouvons plus d'être désarmés devant tant de méfaits qui nous sont reprochés alors que nous n'avons ni les moyens ni l'autorité pour nous substituer à l'Etat dans ses pouvoirs régaliens.

Voilà le bilan de Notre Grand Petit Homme. Il n'y a vraiment pas de quoi frimer. Alors je comprends qu'il n'y ait pas d'anniversaire.

 

Puisse notre mémoire collective oublier le jour qui vous a vu parvenir, c'est le mot juste, à la présidence de la République.